
IVAN CHAVAROCHE
PARCELLE 389 - ZONE BLEUE

Titre : LA FUITE DE LA NATURE
Histoire : La parcelle 389 se trouve dans un biome aquatique. Est-ce un futur polder? Ou, à l’inverse, le résultat de l’érosion des côtes? Est-ce une construction offshore?
Cela convoque les rapports ancestraux entre une ville et son environnement ; ses frontières naturelles, ses jardins, ses squares, ses parcs, ses éco-quartiers. C’est souvent une considération utilitariste de la nature, une des formes de la subordination.
Ce n’est pas que du bâti, c’est un rapport à la nature et son intégration. C’est la création d’espace public, de lieu de rencontre et d’oisiveté. C’est l’organisation d’espace. La parcelle 389 située dans le biome aquatique convoque ce rapport à la nature, l’océan, le sauvage.
C'est pourquoi j'ai proposé pour cette parcelle d'aborder ces rapports à la nature plus que jamais d'actualité dans notre définition de la ville cool au XXIe siècle.
Une ville, son urbanité s’oppose à la campagne dont elle dépend. Elle stérilise les sols, éloigne, éradique, légifère la faune et la flore. Elle le pousse à sa périphérie. Cependant les conditions de son existence dépendent d’un rapport à la nature, d’une subordination. La ville n’offre les conditions de vie à peine descente qu’en présence d’erzaste d’une nature soumise et contrôlé. Elle est sous perfusion par camion de livraison d’une nature devant uniquement être productive. La plage n’est qu’une limite temporaire.
Cette parcelle 389 reflète une zone aquatique qui n’a de cool que le nom. Qui n’a de nature que parce qu’elle est faite par et pour l’humain. Elle convoque une non-différenciation dans les notions de nature-culture. Pour ce terrain, j’ai donc opté pour des matériaux plastiques tous issus de l’industrie pétrochimique, élément naturel au demeurant, symptomatique de cool du siècle dernier.
Technique - Matériel : Polystyrène, Polyuréthane, Polyamide, Polychlorure de Vinyl, fibre de Polyestère, nylon, acier inoxydable, colle cyanoacrilate, poudre de cordeau










