
SOPHIE GIET
PARCELLE 292 - ZONE VERTE

Titre :
Histoire :
Cette pièce est née lors de ma résidence de trois mois au Keramion (Allemagne), dans le cadre de leur projet #WIP. J’y ai travaillé en dialogue avec la collection permanente, notamment autour du bestiaire de Wilfried Maria Blum, dont l’univers m’a inspirée pour explorer une hybridation féminine. Mon point de départ : la
monstrification des femmes à l’Antiquité et au Moyen Âge, où l’animalisation servait à justifier leur domination, leur persécution, voire leur exécution. Dans ma série, les traits animaux ne dévalorisent pas — ils élèvent.
Ayant choisi un emplacement champêtre pour Cool City, j’ai vu dans ce cadre l’opportunité de pousser cette réflexion à son paroxysme. L’œuvre représente une assemblée nocturne de sorcières, trois femmes nues à têtes d’animaux, unies devant un feu. Elles offrent à des harpies perchées sur des piliers de bois un plateau portant une tête d’homme décapité — dont les traits rappellent ceux de Satan. À leurs côtés, une coupe contient ses organes. A leur pied, un écureuil observe, témoin silencieux de ce rituel inversé : ici, ce n’est pas la femme qui fornique avec le diable, mais le diable lui-même qui est sacrifié, retournant les accusations misogynes du Moyen Âge contre ceux qui les ont portées.
Technique - Matériel :



