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TONY LOPES

PARCELLE 290 - ZONE VERTE

Titre : L’âme invisible

Histoire:
Cette sculpture représente une main qui émerge d’un amas de pièces de monnaie, formant une masse comme empreinte taillée dans la roche d’une montagne.
La montagne devient ici une image de l’accumulation : celle de la richesse, du pouvoir et de la
valeur que nous lui attribuons.
Les pièces, prises individuellement presque insignifiantes, deviennent par leur nombre une masse imposante. Elles construisent un paysage artificiel dans lequel la main semble prise au piège.
Mais le geste reste ambigu.
La main est-elle en train de s’extraire de cette masse, comme si elle cherchait à se libérer du poids d’un système qui l’enterre ? Ou bien est-elle en train d’en émerger comme une puissance qui le contrôle ?
La main peut alors apparaître comme celle d’un individu prisonnier de la valeur monétaire, mais aussi comme celle d’une autorité, d’une divinité ou d’un système qui aurait façonné le monde à son image. Dressée au-dessus de cette montagne de monnaie, elle évoque le pouvoir presque sacré que nous avons accordé à l’argent.
La pièce interroge ainsi notre rapport au poids : le poids physique de la matière, celui de la veine accumulation , mais aussi le poids symbolique et social de la monnaie. Que reste-t-il lorsque ce système semble disparaître ? Et lorsque nous contemplons cette main, sommes-nous face à quelqu’un qui tente de s’en libérer, ou face à la puissance même qui le maintient en place ?
Entre relique et apparition, la sculpture imagine le vestige d’une civilisation où la monnaie aurait cessé d’être un simple outil pour devenir une véritable divinité.

Technique - Matériel : Argile, structure fer, Pièces de monnaie

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